Transformation du travail : retrouvez les interventions en vidéo

Les Rencontres de l’Institut Tribune Socialiste ont organisé Le jeudi 25 janvier à 18h30 au Maltais rouge sur le thème
« Transformation du travail : compétences,précarité, précarisation, quelles convergences, quelles fractures ? »

Rencontre-débat avec

Gérard DUMÉNIL, universitaire, chercheur en économie politique

Jean Luc MOLINS, secrétaire national de l’UGICT-CGT, cadre à Orange

Débat

L’évolution du capitalisme et la transformation du travail ont-ils changé les relations dans l’entreprise ? Quelles en sont les conséquences sur les différentes composantes du salariat ?

Le morcellement des entreprises en TPE et PME,  la sous-traitance rendent invisible la classe ouvrière.

 Par ailleurs la robotisation et l’automation ont séparé les travailleuses et travailleurs avec notamment :

* les travailleuses (rs) non spécialisé-e-s qui à terme seront remplacé-e-s par des robots
* les travailleuses (rs) technicisé-e-s devenant une « couche laborieuse spécialisée ». 

Autres conséquences :

* La diversification des fonctions « cadres, techniciens et ingénieurs » dont les intérêts ne sont pas forcément convergents : cadres dirigeants, cadres gestionnaires, cadres de terrain, cadres de relations humaines, différentes catégories de techniciens et d’ingénieurs. 

* Malgré la présence de plus en plus importante des femmes  dans ces fonctions, la question de leur égalité n’est pas prise en compte.

* La focalisation sur la compétitivité met les entreprises en concurrence plus ou moins féroce entraine les salarié-e-s en concurrence entre eux d’où un délitement certain du lien social.

* Le management par la peur, par le harcèlement, le management individuel avec isolement de l’individu par la recherche de sa performance maximum, le management par l’évaluation et le jugement de l’individu et non de son travail, entraine la perte des solidarités. Peut-on y échapper ? Les « managers » ne sont-ils pas eux-mêmes victimes du système ?

 * La transformation du système par l’ubérisation de l’économie, le statut d’auto entrepreneur, la dérégulation des relations socio-économiques, le détricotage du code du travail entraînent une précarisation du travail et une précarisation morale et financière des salarié-e-s.

L’un des enjeux majeurs actuels du capitalisme réside dans le développement d’un réseau de plus en plus important de start up mobilisant un nombre croissant de diplômé-e-s de l’enseignement supérieur autour des nouvelles technologies. La réussite ou l’échec de la majorité d’entre elles prises dans les contradictions de l’économie mondialisée permettront-elles ou non les alliances autour de logiques alternatives ?

De fait, si les cadres et les ouvrier-e-s sont touché-e-s, les conséquences ne sont-elles pas différentes ?

Au XXIème siècle, les relations entre les différentes couches de travailleurs se sont complexifiées. Aujourd’hui quel est le rôle de la couche des ITC et celle des ouvriers dans la transformation sociale ? 

Quel type de société voulons-nous ériger ? Quelles relations sociales voulons-nous construire dans les lieux de production industrielle ou de service ?

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